Comment obtenir sa «green card» ?

La carte de résident permanent, souvent appelée la «green card», permet de s’installer pour de bon et de travailler aux États-Unis sans visa.  Contrairement au citoyen, le détenteur d’une «green card» n’a pas le droit de vote, et ne peut pas servir comme membre d’un jury. De plus, s’il a 18 ou plus, il devra, en tout temps, être en possession de la carte, en cas de contrôle par un agent de la paix. La carte de résident permanent est valide pour dix ans ou deux ans dans le cas d’un résident permanent conditionnel. Dans les deux cas, la carte de résident permanent doit être renouvelée avant la date d’expiration, et le nouveau résident permanent américain doit payer des frais de 165$ pour l’obtention de la carte elle-même.

Avant d’identifier les différentes méthodes d’obtention d’une «green card», clarifions d’abord qu’elle n’est pas absolument nécessaire afin de travailler aux États-Unis; un visa de travail peut suffire. Si un employeur américain désire que vous veniez travaillez à son bureau de Miami, votre entrée aux États-Unis sera probablement encadrée par le visa H-1B.  Il s’agit du visa qui accompagne généralement les travailleurs qualifiés qui seront employés pour une durée déterminée. Il existe aussi d’autres visas de travail plus spécialisés.  Outre les visas de travail (qui vous permettent de rentrer et de travailler aux États-Unis), il y a aussi le permis de travail, soit le Employment Authorization Document. Ce dernier permet aux étrangers de travailler aux États-Unis. Cependant, contrairement à un visa, c’est un document permettant strictement de travailler, et non pas de rentrer aux États-Unis. C’est pour cette raison que l’EAD est accordé à des immigrants, après leur entrée au pays.

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Comment obtenir sa «green card» ?

Abordons maintenant les différents moyens d’obtenir la fameuse «green card». Voici les quatre voies principales vers cette fin: la famille, le travail, le statut de réfugié, et la catégorie spéciale. Il y a des conditions spécifiques à respecter pour chacun des moyens d’obtention de la carte de résidence permanente.

D’abord, la voie de la famille est le moyen le plus «facile» d’obtenir la carte. Il y a une catégorie primaire de membres de famille qui peuvent obtenir un visa vers cette fin indépendamment  de  la  disponibilité  de  visas  (il  y  a  un  nombre  précis  de  visas  émis annuellement). En conséquence, les parents, époux, et les enfants non-mariés ayant moins de 21 ans d’un citoyen américain sont enclins à obtenir leur résidence permanente. En dehors de la famille immédiate, il y a une voie secondaire dans cette avenue: par exemple, les enfants non- mariés ayant plus de 21 ans d’un citoyen américain peuvent obtenir leur résidence permanente. Cependant, ces membres de famille doivent être qualifiés, et doivent aussi attendre pour qu’un visa se libère afin d’entrer aux États-Unis. Il existe un ordre de préférence d’allocation de visas pour les immigrants de cette voie secondaire. Les enfants non-mariés ayant plus de 21 ans d’un citoyen américain sont au sommet de cette hiérarchie, et seront donc privilégiés quant aux frères et sœurs d’un citoyen américain adulte, de leur époux et de leurs enfants mineurs.

Préparez-vous à remplir des tonnes de paperasses… Pour faire une demande lorsque le concerné est aux États-Unis, il faut d’abord que le citoyen américain en question complète le formulaire I-130 (420$). Après cela, le concerné devra compléter lui-même les formulaires I-485 (pour changer  votre  statut;  qui  peut couter  entre  635$  et  1070$)11   et  I-797  (que  vous  recevrez gratuitement suivant l’envoi du formulaire I-130). Si vous êtes en dehors des États-Unis, il suffit que le citoyen américain remplisse le formulaire I-130. En ce qui concerne les délais, une demande pour l’obtention de la carte de résident permanent pour un membre de la famille immédiate ne devrait pas prendre plus de six mois, puisqu’une telle personne

se voit décerner un visa immédiatement.  En revanche, les demandes pour les membres en dehors de la famille immédiate prennent plus de temps, puisqu’ils sont conditionnels à la disponibilité d’un visa. Plus la demande d’obtention se retrouve au bas de l’ordre de préférence, plus la demande va prendre du temps. Le temps d’attente, pour les frères et sœurs d’un citoyen américain adulte, de leur époux et de leurs enfants mineurs, peut aisément atteindre plus qu’une décennie pour certains pays, comme le Mexique. Puisque le Canada et la France n’ont jamais été une source aussi importante d’immigration, leurs citoyens peuvent prévoir des délais moins importants.

Deuxièmement, la voie du travail établit aussi un ordre de préférence d’attribution des visas. Les immigrants qui poursuivent cette voie doivent donc attendre qu’un visa se libère. Au sommet de l’ordre se trouvent les travailleurs de priorité, soit des professeurs renommé et les dirigeants d’entreprises multinationales. Après, suivent les travailleurs hautement qualifiés, de vocation spéciale, et enfin les investisseurs et les entrepreneurs (qui ne se qualifient pas pour le premier rang). L’employeur devra soumettre le formulaire I-140 (580$). Ce dernier suffit si le concerné se trouve en dehors des États-Unis. Sinon, il devra également compléter le formulaire I-485 pour déclarer un changement de statut. Si le concerné est un entrepreneur ou un investisseur, c’est le formulaire I-526 (1500$) qui doit être complété.

Troisièmement, il y a la catégorie des réfugiés ou des demandeurs d’asile. Les Canadiens et les Français sont de fait inadmissibles, puisqu’ils devront faire la preuve de persécutions ou de craintes de persécutions dans leur pays d’origine, en raison de leur race, religion, nationalité, adhésion ou participation auprès d’un groupe social particulier, ou opinion politique.

Quatrièmement, la catégorie spéciale comprend tout autre moyen d’obtenir sa carte de résident permanent. Les fiancé(e)s et les enfants mineurs des citoyens américains sont compris dans cette catégorie. Ces individus sont considérés juridiquement comme des non-immigrants, et ils entrent dans le territoire américain avec le visa K. Les fiancé(e)s ont également l’obligation de marier le citoyen américain en question dans les 90 jours de leur entrée dans le territoire américain sous risque d’expulsion. Encore une fois, si le fiancé qui veut obtenir la carte de résident permanent aux États-Unis y est déjà lors de la demande, il devra compléter le formulaire I-485, ainsi que l’I-129F (340$), et obtenir le visa K (265$). Sinon, l’envoi du formulaire I-129F et l’obtention du visa K suffit.

La «green card lottery»

Il existe aussi la loterie pour la green card. Ce programme a été institué afin d’assurer une certaine diversité parmi la démographie immigrante des États-Unis. 50 000 visas (et la carte de résident permanent) sont donc assurés aux gagnants parmi les 15 millions de participants (donc 0,33% chance de gagner)  qui doivent posséder au minimum l’équivalent du secondaire ou deux ans d’expérience dans un milieu de travail qualifié.14  Pour assurer la diversité des immigrants, les citoyens de certains pays sont inadmissibles à la loterie. Conséquemment, les Canadiens ne peuvent pas y participer. Les Français sont, cependant, acceptés.

Ceux qui souhaitent s’installer aux États-Unis en obtenant leur «green card» comprendront rapidement l’ampleur de la bureaucratie américaine. La carte de résidence américaine est connue pour être difficile à obtenir. Ce phénomène découle du fait que les États-Unis ont longtemps été le choix de prédilection où le travailleur étranger pouvait venir s’établir, et forger son propre succès.

La citoyenneté américaine, en contrepartie, est assez facile à obtenir. Il suffit aujourd’hui d’être  résident permanent pendant cinq ans; la même durée que certains membres de famille du citoyen   américain   attendront   pour  devenir  résident   permanent.   Ainsi, pour vivre   le  rêve américain, préparez-vous à être très, très patient!

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*Note: Les prix et les informations contenus dans cet article étaient exacts au moment de l`écriture de cet article. (juin 2015)

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